Terre des Cinq Sens Proposer un autre regard sur l'environnement par une approche écologique
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Préparation du sol pour la culture naturelle |
1. Création des buttes. Dans tous les cas, la création des buttes est le moment le plus important de la mise en place du jardin. La largeur idéale d’une butte est d’environ 1,20m. Au-delà d’1m40, il peut devenir difficile de travailler. A moins d’1m, la butte n’est plus assez large pour créer un écosystème. 1m20 permet de travailler sans marcher sur les buttes, sans fatigue. 2. Orientation des buttes. La biointensive préconise plutôt des buttes orientées nord-sud. Cela permet de rationaliser complètement le processus. La permaculture préconise de faire ce que l’on veut, ce qui permet d’une part de tirer partie des particularités du terrain (tous les jardins ne sont pas plats et rectangulaires), d’imiter la nature en créant toutes les variétés possibles d’exposition aux éléments, et aussi de jouer avec les formes dans un esprit plus esthétique. Voir ici. 3. Lutte contre l’érosion. Les bords de la butte doivent être soignés. Comme ils sont en pente assez forte, le risque est d’y avoir de l’érosion et du lessivage d’éléments minéraux. On peut les maintenir avec des planches. Une autre solution est d’y laisser pousser un tapis d’herbes spontanées qui retiendront la terre. On n’arrachera jamais ces herbes. On se contentera de les couper quand elles deviennent trop envahissantes. Elles serviront de fertilisant, soit par passage dans le compost, soit par utilisation direct en paillage. 4. Forme de la butte Il est inutile de chercher à obtenir une butte trop haute. Si la pente devient trop forte, on aura des problèmes d’érosion. 50cm de hauteur entre le fond des allées et le haut de la butte sont un maximum. 5. Gestion de l’eau La butte étant située en hauteur, les éventuelles inondations ne concerneront que les allées, et la terre des buttes sera particulièrement bien drainée. En revanche, en période de sécheresse, l’infiltration des précipitations se fait au niveau des allées, ce qui permet à la butte d’être mieux irriguée en profondeur. Ceci permet aux racines des plantes de se développer autant que possible. En climat très sec, on peut inverser la forme du haut de la butte, jusqu’à la rendre concave, pour retenir mieux l’eau. 6. Amélioration du sol Il faut plusieurs années pour qu’une planche de culture atteigne son potentiel optimal. Il faut le temps que la structure du sol se rétablisse, que le taux de minéraux et oligo-éléments remonte, que l’humus se réaccumule, et aussi que le jardinier acquière les connaissances et automatismes nécessaires. Il faut compter 8 ans selon John Jeavons pour atteindre une productivité optimale. C’est aussi le chiffre que donnent les agriculteurs en semi direct sous couvert. Avec les erreurs de jeunesse, compter 10 ans. A ce moment-là, le sol sera parfaitement structuré, avec un taux optimal de matière organique, un réseau de canaux laissé par les racines et la faune du sol permettant une bonne gestion de l’eau (notamment la remontée d’eau par capillarité en période de sécheresse). 7. Associations de cultures Il est important de travailler les associations de culture. En biointensive, on cultive généralement deux ou trois espèces complémentaires sur la même planche, en calculant scientifiquement l’espace dont chacune a besoin. En permaculture, on arrive à un nombre d’espèces encore plus important, mais de manière moins calculée. Dans les deux cas, on veille aux bonnes associations de plantes, et à avoir une densité optimale de végétation. 8. Lutte contre les « mauvaises » herbes. La permaculture utilise plutôt le paillage pour couvrir le sol et contrôler les adventices. La biointensive tire plutôt partie de la rationalisation des plantations et utilise aussi le compost comme paillis : un seul arrachage est nécessaire, environ un mois après les semis, ou au moment du repiquage. A ce moment-là, la végétation semée a suffisamment d’avance et monopolise suffisamment l’espace (aussi bien au-dessus qu’en dessous du sol) pour que la concurrence des plantes spontanées ne soit plus gênante. Au contraire, elles combleront les éventuels trous laissés par une mauvaise germination, par exemple, et produiront de la biomasse. Dans les deux cas, les besoins en eau sont fortement réduits par la couverture du sol. 9. Les points importants à retenir Bien calculer la taille et la forme des planches et des allées la première année.
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