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Les plantes dépolluantes

L'air de nos intérieurs est plus pollué qu'on ne l'imagine. Des études ont montré que certaines plantes aident à purifier et régénérer l'air ambiant. Quelles sont-elles ?

Le principe de la dépollution repose sur l'échange gazeux. Les polluants de l'air sont absorbés par les feuilles. Des micro-organismes vivant dans les racines convertissent les polluants en produits organiques qui servent alors à nourrir les plantes. La plante émet ensuite de la vapeur d'eau par un processus nommé transpiration et améliorent ainsi le taux d'humidité dans la maison et le taux d'oxygène. Plus les plantes sont grosses, plus la surface de feuille est importante et plus l'échange gazeux est important.

L'air des maisons est pollué

A l'intérieur des bâtiments, l'air est généralement bien plus pollué qu'on ne le pense. Les matériaux employés pour la construction, ceux mis en oeuvre pour l'aménagement, ainsi que les produits d'entretien utilisés pour le nettoyage contiennent bien souvent des substances mauvaises pour la santé : Composés Organiques Volatils et autres composants chimiques (benzène, formaldéhyde, toluène, xylène...).

Ces composés chimiques sont présents dans des matériaux comme les PVC, contreplaqués, les vernis, les résines, les colles... Les produits de traitement du bois (insecticides), les solvants d'entretien et produits ménagers... Les moquettes qui contiennent des solvants de colles très volatils.

L'air intérieur s'avère donc nettement plus pollué que celui de l'extérieur,

même en ville avec les gaz d'échappement !

 

Bureaux, écoles, commerces...

Bien sûr, ce qui vaut pour les maisons vaut pour les bureaux. Spécifiques à ces derniers, imprimantes et photocopieurs laser émettent de l'ozone, irritant pour les voies respiratoires et les muqueuses oculaires.

Vite, des plantes vertes !

Tous les 10 m² suffit à garder un air sain dans une maison

 

La multiplicité des plantes et leur grosseur assurent un résultat proportionnellement plus important. Les plantes peuvent être installées dans toutes les pièces y compris les chambres. En effet, malgré une idée reçue, le rejet en monoxyde de carbone la nuit par les plantes d'intérieur est négligeable en comparaison à la quantité d'oxygène rejetée dans la journée.


Bien entendu, le premier réflexe à avoir, c'est d'aérer au quotidien ! Ne pas fumer dans des locaux fermés, faire vérifier ses appareils de chauffage et cheminées, enlever les parfums d'ambiances non naturels (préférer les huiles essentielles à juste dose), utiliser des produits ménagers de "grand-mère"  (vinaigre blanc par ex.) ou "verts" , éviter d'acheter des meubles qui  dégagent d'affreux composés Vous trouverez d'autres astuces pour réduire les effets nocifs de notre environnement "chimique" 


Les PLANTES peuvent également venir à notre secours en nous aidant à réduire cette pollution avec laquelle nous vivons et dormons .certains végétaux peuvent remplir un rôle filtrant et décoratif à la fois. C'est à quelques-unes de ces plantes-là que nous allons nous intéresser.

Voici les principaux  polluants dans notre environnement domestique

monoxyde de carbone et oxydes d'azote

Issus des appareils de chauffage, poêles, appareils divers de combustion non reliés à une cheminée, chauffe-eau, gazinière...

 

Les ondes électromagnétiques

Appareils électriques, TV, ordinateur, téléphone portable...

Radon (radioactif)

On l'évoquait il y a peu à propos d'une salle de classe haguenovienne construite à même le sol. Souvent présent dans les maisons au sous-sol granitique

Matériau utilisé pour la construction

Amiante d'isolation ou des toitures, plomb de vieilles conduites...

Acariens

Ces minuscules "araignées" invisibles à  l'oeil nu et qui se réunissent en masse dans nos literies, coussins, la moquette. Leurs déjections peuvent provoquer des allergies. Tout comme les poils d'animaux domestiques qui favorisent chez certaines personnes des réactions allergiques (oeil qui coule, rhinite...)

Champignons

Plus précisément les moisissures (murs humides..., et d'ailleurs même au niveau des plantes d'intérieur !)

Les fameux composants organiques volatils (nommés COV)

Certains inodores, d'autres aromatisés mais qui s'infiltrent insidieusement dans notre corps.... Ils sont partout : dans les vernis, peintures, lasures, produits ménagers, désodorisants, détachants, insecticides, colles, produits de beauté,meubles... 

Benzène

Produits détergents, encres, objets en plastique..., toluène (solvants...), xylène (...même dans les feutres pour tableaux blancs des salles de classe !), trichloréthylène (peintures, solvants...) ou formaldéhyde (meubles en contreplaqué, emballage, essuie-tout...), pentachlorophénol (protection bois)...

 

L'ammoniac

Des  centaines de substances diverses
 qui vivent avec nous... 
et qui sont loin d'être bénéfiques à notre santé !

 

Chaque plante ayant des capacités différentes à filtrer les éléments polluants, c'est en les associant que vous obtiendrez les meilleurs résultats. L'effet décoratif n'en sera que meilleur !

Voici une liste de quelques plantes d'intérieur, vertes ou fleuries, présentant des capacités de dépollution intéressantes.

Aglaonéma (A. communtatum)

Très facile à vivre, elle atteint facilement 50 cm de hauteur. Ses larges feuilles sont joliment panachées. Cette plante apprécie d’être bassinée de temps en temps, à l’eau tiède. Cette plante se satisfait d’une lumière tamisée, supporte le chauffage et la climatisation.

Effet dépolluant : benzène et toluène.

Areca Le palmier d'Arec (chrysalidocarpus lutescens)

Absorbe efficacement le xylène et le formaldhéhyde présents dans l'atmosphère. A conseiller pour les pièces fraîchement repeintes. Pas de soleil direct.

Anthurium anthurium andreanum)

absorbe notamment l'ammoniac présent dans la cuisine. Il apprécie les ambiances humides et les sols contenant de la terre de bruyère. Brumisez régulièrement ses feuilles robustes et vernissées.

Azalée d’intérieur (Azalée indica)

Elle fleurit entre septembre et mai dans divers tons de rose, et pousse lentement jusqu’à 80 cm de hauteur. Elle apprécie d’être arrosée régulièrement à l’eau non calcaire tiède (mais surtout pas d’eau stagnante dans la soucoupe !), la vaporisation quotidienne de ses feuilles à l’eau douce tiède, et de vivre sous une lumière indirecte à 18° C maximum durant la floraison. Supprimez les fleurs fanées au fur et à mesure.

Effet dépolluant : elle absorbe les vapeurs d’ammoniac des détergents pour sols.

Chlorophytum ou phalangère, ou « plante araignée » (chlorophytum comosum)
Quasiment increvable, c’est une plante prolifique qui porte ses bébés à bout de tiges. Les nouvelles pousses ne demandent qu’à s’enraciner si on les met dans du terreau. Disposez-les un peu partout dans la maison, dans des suspensions.

Effet dépolluant : idéal pour le monoxyde de carbone et les solvants des peintures et des colles (toluène comme formaldéhyde).

Dracaena (Dracaena fragrans)

Poussant tout en hauteur, le dracaena est volumineux sans être trop encombrant. Le placer dans un angle bien éclairé, sans soleil direct, et loin du radiateur, en évitant de trop l’arroser.


Effet dépolluant : il absorbe le formaldéhyde et le benzène, notamment celui dégagé par la fumée de cigarettes.

Ficus benjamina

Appelé aussi "figuier pleureur", ce végétal offre une grande surface filtrante à moindre coût, et fait l’effet d’un petit arbre élégant. Il est facile à conserver dans une pièce bien éclairée, en lumière filtrée, mais intense. Il faut l’arroser quand la terre est sèche en surface.

Effet dépolluant : il lutte contre le formaldéhyde.

Fougère de Boston (Nephrolepis exaltata Bostonienis)

Les frondes retombantes, découpées et ondulées, de cette fougère s’étalent sur un bon mètre de largeur. Placez le pot dans une pièce fraîche en lumière tamisée, sur une sellette ou en suspension. Arrosez et pulvérisez de l’eau sur les feuilles.

Effet dépolluant : elle boit et rejette beaucoup d’eau, ce qui augmente le taux d’humidité et favorise l’action dépolluante des autres plantes.

Lierre

C’est plutôt une plante d’extérieur, mais elle s’adapte à un intérieur frais et peu lumineux. Lorsque le lierre est cultivé en suspension, les tiges s’allongent assez vite.
Plus décoratives, les variétés panachées demandent plus de lumière.
Effet dépolluant : il filtre les solvants des peintures et le monoxyde de carbone dégagé par les appareils de chauffage.

Philodendron (Monstera déliciosa)

Bien nourri et arrosé, ce végétal devient assez vite imposant, développant de larges feuilles brillantes très faciles à nettoyer. Le mieux est de lui positionner un gros tuteur recouvert de mousse. Ainsi il pourra s’y accrocher et grimper vers le haut. Cette plante, épiphyte et grimpante aime la lumière, mais de soleil direct.

Effet dépolluant : élimine le formaldéhyde et surtout le PCP, nocif, longtemps émis par les produits classiques de traitement du bois.

Pothos (Epipremnum pinnatum)

Pour obtenir de larges feuilles plus efficaces, palissez les tiges grimpantes du pothos sur un tuteur recouvert de mousse (à conserver humide). Les racines vont s’y fixer et puiser l’eau. Les variétés panachées apprécient la lumière sans soleil direct.

Effet dépolluant : il absorbe surtout le monoxyde de carbone.

Rhapis (Rhapis excelsa)

En pot, le rhapis développe une grosse touffe de palmes souples, qui évoque le bambou. Il atteint de 1 à 2m de hauteur, aime la lumière indirecte et l’humidité, surtout dans une pièce chauffée.

Effet dépolluant : il filtre surtout l’ammoniac.

Spathiphyllum (appelé aussi "Fleur-de-lune" )

Les variétés les plus imposantes atteignent 2m de hauteur, mais il y en a de plus petites. Ses fleurs blanc pur s’épanouissent presque toute l’année. La plante demande juste un peu de lumière, mais sans soleil direct.

Effet dépolluant : résorbe aussi bien le benzène, le trichloréthylène que le formaldéhyde. Ses performances sont dues à un taux d’évaporation élevé.

Syngonium (Syngonium podophyllum)

C’est une liane tropicale, dont les tiges s’étalent sur 2m en pot. Il faut donc le palisser sur un treillis, ou placer la potée en suspension, à la lumière vive, mais indirecte. Vaporisez les feuilles quand il faut plus de 20°C.

Effet dépolluant : lui aussi lutte contre le formaldéhyde.

Les soins des plantes d'intérieur

Sans trop le savoir pourquoi, certaines personnes réussissent à les conserver très belles, tandis que d'autres les tuent en peu de temps malgré tous les soins qu'elles leur prodiguent.

La première cause de mortalité des plantes d'intérieur est le surplus d'eau. Les plantes qui ont trop d'eau semblent faner et deviennent molles comme si elles manquaient d'eau. La meilleure façon de savoir si une plante a besoin d'eau, est d'enfoncer le doigt dans le sol à quelques pouces de profondeur, s'il y a un semblant d'humidité dans le sol, il ne faut pas arroser et c'est là que la plupart des gens font une erreur, ils arrosent quand même la plante puis la plante pourrit et meurt à la longue. En cas de doute n'arrosez pas, remettez au lendemain.

Le deuxième besoin essentiel des plantes est la lumière. Lorsqu'une plante est vert pâle et qu'elle s'étiole ou s'allonge de façon démesurée, c'est qu'elle a besoin de lumière. Certaines plantes peuvent survivre plusieurs mois avec un éclairage faible, mais elles finissent toujours par mourir. Si une plante ne pousse plus pendant plusieurs saisons, elle survit à peine, elle manque de lumière. La proximité d'une fenêtre est essentielle aux plantes, même les plus résistantes.

Le troisième élément qui contribue à la santé des plantes est la nourriture que les plantes puisent dans l'air, l'eau et le sol. De l'air les plantes puisent l'azote par l'intermédiaire des bactéries du sol; l'azote est toujours présent dans l'air mais les bactéries sont souvent en nombre insuffisant dans les pots de nos plantes, c'est pourquoi il est sage d'ajouter de l'engrais azoté à l'eau d'arrosage de nos plantes.

Du gaz carbonique de l'air, les plantes bâtissent tous les tissus des feuilles et des tiges; dans nos maisons, le gaz carbonique est la plupart du temps présent en quantités suffisantes mais dans les serres ou les solariums bourrés de plantes, le gaz carbonique est bouffé en quelques heures à peine, d'où la nécessité d'une ventilation journalière.De plus, les plantes se nourrissent et emmagasinent les éléments polluants présents dans l'air, même en infime quantité. Les plantes vertes de nos appartements sont les meilleurs systèmes de filtration de l'air existant sur le marché.

De l'eau, les plantes se nourrissent aussi; mais l'eau du robinet est souvent trop filtrée et trop propre pour elles, alors il faut compenser avec un engrais soluble. Le sol des plantes en pots est rapidement vidé de tous les éléments nutritifs en quelques mois à peine, d'où la nécessité de fertiliser les plantes d'intérieur à partir d'engrais solubles complets. Il est inutile de changer le sol des plantes en pots à chaque année; chaque fois qu'une plante est rempotée, elle subit un choc, un stress et cela leur prend plusieurs mois à récupérer. Il peut être profitable, en période de croissance active, de fertiliser légèrement à chaque arrosage (environ le quart de la dose recommandée), cela maintiendra les plantes en santé sans stress inutile. Il y a des engrais pour les plantes vertes qui produiront un beau feuillage et d'autres engrais, pour les plantes à fleurs qui encourageront la floraison.

Les insectes peuvent aussi être nuisibles à nos plantes de maisons dues à l'absence de prédateurs pour les contrôler. L'insecte le plus nuisible est l'araignée rouge, petit comme une pointe d'aiguille, il se multiplie rapidement par millions, voire par milliards. Sa présence est suspectée par le palissement, la chute des feuilles, puis le rapetissement des nouvelles pousses. L'araignée rouge se nourrit de la sève des plantes et finit par les faire mourir. Des vaporisations fréquentes et un bon lavage au savon insecticide les contrôlera facilement.